Lundi 11 juin 2007
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L'amour courtois.... Tout le monde a entendu parler un jour de cette relation entre homme et femme du Moyen
Age.
Mais à peine le mot prononcé, déjà plusieurs questions se posent dans nos esprit : qu'est-ce donc que cet amour courtois ? Quelle époque
du Moyen-Age ? Quelle classe d'individu faisait ce genre de cour et à quelle dame ?
Puisqu'à toute aventure il faut un commencement,remontons donc à la source.
La définition du mot courtois a quelque peu évolué depuis le XIIé siècle : la courtoisie dont on parle dans cette seconde partie du Moyen-Age défini le caractère raffiné de l'aristocratie et preux des héros. Il vient du mot
corteisie en ancien français, désignant une attitude mentale relative aux cours (ou courts). Cet idéal de société favorise le meilleur aussi bien
guerroyeur que parleur.
A la fin du XIé siècle, de plus en plus de cours seigneuriales se forment au détriment de celle du Roy , dont le pouvoir se disperse peu à peu. En contrepartie de ce désordre politique grandissant,
l'économie progresse et l'on voit apparaître de grands axes de communication comme de petites routes, de nombreuses villes (causées par l'explosion démographique), et un paysage changé par la
grande campagne de défrichement. On trouve un certain goût pour la guerre, qui devient un véritable art et qui permet de découvrir de nouveaux horizons.
Ainsi dans cette société qui renaît, les relations entre hommes et femmes (du moins dans les cours aristocratiques principalement
) trouvent aussi une nouvelle approche.
Basé sur un rituel d'allégence et de hiérarchie, l'amour courtois nous rappelle vaguement les principes de vassalité. (voir prochain article ou celui
d'après,enfin un article qui suivra !) Même si sa conception diffère selon les lieux, la fin'amor est toujours un amour
dévoué qui pousse les chevaliers à faire des prouesses et les inspire dans leur quête de grandeur. Cependant, le Nord et
le Sud du territoire françois s'opposent dans leur point de vue :
- Pour les premiers, l'amor est chevaleresque, impliquant que l'amoureux se devra de manier aussi bien l'épée et la lance que le verbe pour acquérir tout
l'honneur auquel il aspire, jusqu'à mourir parfois inspiré par sa dame. Sa relation avec la dame est beaucoup plus motivée par un amour réciproque et non chaste qu'au sud de la France.
-Car au Sud en revanche, la relation amoureuse entre un vassal de coeur et sa dame est "nécessairement platonique", et implique un voeu d'amour malgré un
éternel refus de l'objet aimé, entretenu d'un geste intime échangé au hasard d'un colloque. Le soupirant est aussi un poète inspiré par sa suzeraine non pour le jeu de l'épée mais celui
des mots et de la finesse d'esprit.
Pour conclulre, je dirai que malgré les apparences archaïques de cette superbe allégence sentimentale, la littérature courtoise (ou roman courtois) a inspiré bien des récits qui aujourd'hui
encore nous sont bien connus, tels les éternel Tristant et Iseult et autres Lancelot ; mais aussi et nous le savons bien moins, les auteurs de la Pléiade comme Ronsard pour n'en citer qu'un, sans
parler de la courtoisie revue par le courant de la préciosité !
Non, non , vraiment, le fin'amor nous suit partout !
Les quelques connaissances de cet article proviennent d'un tout ptit bouquin librio (donc 2euros) intitulé L'Amourcourtois et la chevalerie d'Estelle Doudet.
Par Edranere
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